Il mesurait presque deux mètres, ses cheveux noirs de jais maladroitement attachés par une cordelette de cuir noir en une queue de cheval. La finesse de sa silhouette était aberrante : lorsqu'il se déplaçait, une certaine grâce et assurance émanaient de lui, contaminant son entourage qui était fier de marcher à ses côtés. Sa peau beige et claire faisait briller ses yeux noirs profonds, tels deux olives sous le soleil du Sud. L'odeur du printemps ne le quittait jamais : celle de la fleur qui vient d'éclore, du soleil d'après-midi, revenant après une longue absence, celle de l'eau fraîche ruisselant au milieu de deux rives verdoyantes – il semblait en être constamment imprégné.
Extrait de "Au delà des mots", Canell.
Je ne vous dit pas Bonne Nuit,
Je ne vous dit pas aurevoir,
Je ne peux vivre sans lui,
Mon seul bonheur, c'est le voir.
Canell
[ Retour à la poésie, quel changement...]